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Vosges (88) : comment les ballons et les hautes-chaumes se sont formés

24 min de lecture
Cet article a été généré par intelligence artificielle et publié sans révision humaine approfondie.

Les ballons des Vosges ne sont pas des volcans. Leur relief arrondi vient d’un vieux massif soulevé, fracturé puis usé par l’érosion et les glaciations. Les hautes-chaumes, elles, résultent à la fois d’un climat froid d’altitude et de plusieurs siècles de défrichement, de fauche et de pâturage.

Les points suivants permettent de lire le paysage sans le réduire à une carte postale de montagne.

  • Le socle du massif vosgien s’est constitué il y a plusieurs centaines de millions d’années, avant d’être remodelé par des mouvements tectoniques plus récents.
  • Les sommets doux des ballons sont liés à l’ancienneté des roches, à leur érosion prolongée et au travail des glaciers quaternaires.
  • Les hautes-chaumes ne sont pas toutes naturelles, car les activités pastorales ont largement maintenu les espaces ouverts.
  • Entre les Trois Fours et le Rainkopf, les milieux ouverts côtoient hêtraies d’altitude, tourbières, sources et cirques glaciaires.
  • La fréquentation du Hohneck impose de rester sur les sentiers et de respecter les règles de protection du site Natura 2000.

Ce contenu concerne la compréhension du paysage des Hautes-Vosges, notamment autour du Hohneck, des crêtes et des hautes-chaumes. Il ne remplace ni les consignes météo, ni les arrêtés d’accès, ni les recommandations de sécurité publiées par les autorités locales avant une randonnée.

Pourquoi les ballons des Vosges ont-ils une forme aussi arrondie ?

Les ballons désignent les grands sommets bombés du massif vosgien. Le terme décrit une forme de relief, pas une origine volcanique. Le Grand Ballon culmine à 1 424 mètres, altitude indiquée par le Parc naturel régional des Ballons des Vosges, site consulté le 20 juin 2026. Cette altitude reste modeste face aux Alpes, mais elle suffit à créer des ambiances montagnardes et des contrastes climatiques marqués sur les crêtes.

La formation géologique des Vosges commence bien avant la silhouette actuelle des sommets. Le soubassement du massif correspond à des terrains très anciens, issus de la chaîne hercynienne ou varisque. Cette chaîne s’est formée il y a environ 400 à 500 millions d’années. Le Parc naturel régional précise, dans sa page consacrée à la géologie et au climat, consultée le 20 juin 2026, que les Hautes-Vosges reposent sur des gneiss au nord, des granites au centre et des roches sédimentaires d’origine volcanique vers le sud.

Cette ancienne montagne n’a pas gardé sa hauteur d’origine. Pendant des millions d’années, l’érosion a attaqué les roches exposées. L’eau, le gel, les variations de température et les cours d’eau ont progressivement abaissé les reliefs les plus saillants. Les roches ne s’usent pas toutes à la même vitesse. Le granite et le gneiss résistent différemment des couches gréseuses, ce qui explique une partie de la diversité du massif vosgien entre ses secteurs nord et sud.

Le relief actuel est également lié au fossé rhénan. Lors de l’ouverture de cette vaste zone d’effondrement, la plaine d’Alsace s’est abaissée tandis que le bloc vosgien a été soulevé et basculé. Le versant oriental, tourné vers l’Alsace, présente ainsi souvent une pente plus abrupte. Côté lorrain, les pentes sont en général plus progressives. Cette dissymétrie se remarque lorsque l’on observe les crêtes depuis la vallée de Munster ou depuis les vallées occidentales.

Les ballons ne doivent donc pas être imaginés comme des collines simplement « polies » par le temps. Leur géomorphologie résulte d’une succession de phénomènes. Une vieille chaîne a d’abord été réduite par l’érosion. Elle a ensuite été soulevée, fracturée, puis à nouveau attaquée par le climat et les glaciers. Les formes rondes dominent sur les parties les plus anciennes et les plus longuement usées, tandis que certains versants conservent des ruptures de pente plus franches.

Les roches expliquent une part visible du paysage

Le granite apparaît particulièrement dans les Hautes-Vosges. C’est une roche cristalline, formée lentement en profondeur avant d’être mise à nu par l’érosion. Lorsqu’il s’altère, il produit souvent des arènes sableuses et des blocs arrondis. Le grès, plus présent vers le nord du massif, donne d’autres formes, avec des falaises, des corniches et des plateaux plus tabulaires.

Cette différence n’est pas un détail réservé aux géologues. Elle conditionne les sols, l’humidité, les essences forestières et la manière dont les chemins se dégradent après la pluie. Dans les secteurs granitiques, les sentiers peuvent devenir pierreux et irréguliers. Sur certains terrains gréseux, l’eau s’infiltre davantage dans des matériaux sableux. La randonnée dans les Vosges change donc réellement selon le sous-sol traversé.

La forme douce d’un ballon ne signifie pas que son environnement est facile. Sur les crêtes, le vent, le brouillard et les changements rapides de visibilité compliquent l’orientation. Avant une sortie, les informations de sécurité et de météo doivent être contrôlées auprès des autorités compétentes et des gestionnaires de sites. Une montagne basse en altitude peut rester exigeante par ses conditions de terrain.

Comment les glaciers ont-ils remodelé le relief des Hautes-Vosges ?

La glaciation a donné aux Vosges une part de leurs formes les plus lisibles. Durant les périodes froides du Quaternaire, des glaciers se sont installés dans les secteurs les plus élevés. Ils n’avaient pas l’ampleur des grands glaciers alpins, mais leur action a été suffisante pour creuser des cirques, élargir des vallées et déplacer de grandes quantités de matériaux. Les paysages autour du Hohneck, du Kastelberg ou du Rainkopf gardent ces traces.

Un glacier agit comme une masse de glace en mouvement. Sous son poids, il arrache des fragments de roche. Les blocs et les graviers inclus dans la glace frottent ensuite le substrat, ce qui accentue l’abrasion. Quand le glacier fond ou recule, il laisse derrière lui des dépôts, des bourrelets et parfois des lacs installés dans des cuvettes surcreusées. La géomorphologie vosgienne se comprend mieux lorsqu’on distingue cette action de celle de l’érosion par les rivières.

Les cirques glaciaires forment des amphithéâtres naturels aux versants plus raides. Ils contrastent fortement avec le sommet arrondi des ballons. Cette juxtaposition explique le caractère particulier du massif vosgien. On peut passer d’une croupe douce, ouverte aux herbes et aux landes, à un rebord dominant une vallée encaissée. Ce n’est pas une contradiction dans le paysage. C’est le résultat de processus qui ont agi à des échelles et à des périodes différentes.

Le département de géographie de l’École normale supérieure, consulté le 20 juin 2026, rappelle que les traces de glaciations anciennes surprennent souvent dans ce massif de moyenne montagne. Elles sont pourtant bien réelles. Les Vosges ont connu des conditions assez froides pour porter des glaciers, surtout dans leur partie méridionale et sur les secteurs les plus élevés des Hautes-Vosges.

Les glaciers ont aussi influencé la circulation de l’eau. Les vallées élargies, les zones humides et certaines cuvettes favorisent aujourd’hui la présence de tourbières et de sources. Ces milieux sont fragiles. Une tourbière n’est pas un simple terrain spongieux sur lequel on peut improviser un raccourci. Elle stocke de l’eau, abrite des espèces spécialisées et se dégrade vite sous les passages répétés hors des cheminements autorisés.

Les cirques et les vallées racontent le passage de la glace

Les vallées en auge sont l’un des indices les plus connus d’une ancienne glaciation. Leur fond est relativement large par rapport à la vallée en V, davantage associée au travail d’un cours d’eau. La glace a élargi les versants et approfondi le fond de vallée. Après sa disparition, les ruisseaux ont continué à remanier le terrain, sans effacer totalement la forme héritée.

Les moraines constituent un autre indice. Ces accumulations de pierres, de sable et de terre ont été déposées au front ou sur les bords des glaciers. Elles peuvent former des bourrelets discrets, parfois difficiles à reconnaître sans lecture de terrain. Elles n’ont pas l’apparence spectaculaire d’une falaise, mais elles sont une archive concrète de la présence ancienne de la glace.

Le promeneur n’a pas besoin de transformer chaque randonnée en cours de géologie. Il suffit de regarder les ruptures de pente, la largeur des vallées et la disposition des lacs ou des zones humides. Cette lecture évite une erreur fréquente, celle qui consiste à attribuer tout le relief aux seuls glaciers. Ils ont profondément modelé les Hautes-Vosges, mais ils ont travaillé sur un massif bien plus ancien.

La route des crêtes et les sentiers qui la rejoignent donnent une vue rapide sur ces contrastes, mais ils concentrent également les visiteurs. Les horaires d’ouverture de certaines routes, les restrictions hivernales et les éventuelles fermetures ponctuelles relèvent des préfectures et collectivités concernées. Ils doivent être vérifiés à la date du déplacement, particulièrement entre novembre et avril.

Pourquoi les hautes-chaumes ne sont-elles pas de simples prairies naturelles ?

Les hautes-chaumes sont des étendues ouvertes situées sur les crêtes et les sommets des Hautes-Vosges. Elles associent pelouses, landes, secteurs de végétation basse et zones ponctuées de buissons. Elles donnent l’impression d’avoir toujours existé sous cette forme. Cette impression est incomplète. Certaines formations ouvertes sont liées à des conditions naturelles d’altitude, mais une grande part de leur maintien résulte des activités humaines.

Le Parc naturel régional des Ballons des Vosges, page consultée le 20 juin 2026, indique que près de 5 000 hectares de landes et de pelouses sont désignés localement sous le nom de hautes-chaumes sur les principaux sommets des Hautes-Vosges. Au-dessus de 1 000 mètres, le climat de la grande crête est rude, avec vent, neige, brouillard et saison de végétation courte. Ces contraintes limitent naturellement l’installation des arbres sur certains secteurs très exposés.

Le climat n’explique cependant pas tout. Pendant des siècles, les habitants ont défriché certains espaces pour créer des pâtures et des prés de fauche. Les troupeaux ont limité le retour spontané de la forêt. La coupe de bois, la fauche et le pâturage ont donc participé à l’ouverture du paysage. Quand ces usages diminuent ou cessent, les ligneux progressent. Les landes se ferment graduellement, d’abord avec les arbustes, puis avec les arbres.

Les hautes-chaumes sont ainsi des milieux hybrides. Elles relèvent à la fois de dynamiques naturelles et de pratiques agricoles. Les qualifier de « naturelles » sans nuance efface le travail pastoral qui les a façonnées. Les réduire à de simples prairies exploitées serait tout aussi faux, car elles abritent des communautés végétales adaptées au froid, au vent et aux sols pauvres.

Dans le secteur du Hohneck, entre les Trois Fours au nord et le Rainkopf au sud, les espaces ouverts côtoient des hêtraies subalpines, des tourbières et des zones de sources. Les documents de gestion Natura 2000 signalent notamment la présence de landes originelles à Anémone d’Autriche et à Airelle des marais. Une partie de ces milieux a été modifiée par un pâturage intensif ou par des aménagements de prés de fauche réalisés dans les années 1980.

Le pâturage maintient l’ouverture, mais il doit rester encadré

Le pâturage n’est ni automatiquement favorable ni automatiquement destructeur. Un chargement trop fort peut appauvrir la végétation, compacter les sols humides et favoriser certaines espèces au détriment d’autres. À l’inverse, une absence totale d’entretien peut accélérer l’embroussaillement. La gestion cherche donc un équilibre, avec des périodes, des surfaces et des pratiques adaptés à chaque secteur.

Le Parc naturel régional mentionne que 385 hectares de hautes-chaumes bénéficient de mesures agro-environnementales sur le territoire des chaumes lorraines, données consultées le 20 juin 2026 dans la documentation du parc. Les éleveurs qui s’engagent volontairement dans ces dispositifs respectent des cahiers des charges précis. L’objectif n’est pas de figer le paysage comme dans une photographie ancienne, mais de préserver des conditions favorables aux espèces et aux habitats concernés.

Élément observé Processus de formation ou de maintien Indice visible sur le terrain Vigilance pour les visiteurs
Ballon Érosion longue d’un massif ancien, soulèvement et action du gel Sommet large et arrondi Vent et brouillard possibles même en été
Cirque glaciaire Abrasion et arrachement par un glacier quaternaire Versants en amphithéâtre, pente plus raide Rester sur les itinéraires balisés
Haute-chaume Climat d’altitude et entretien humain par fauche ou pâturage Pelouses, landes et végétation basse Ne pas couper à travers les zones sensibles
Tourbière Accumulation lente de matière végétale en milieu saturé d’eau Sol humide, mousses et végétation spécialisée Éviter tout piétinement hors passerelle

Ce tableau reprend des caractéristiques géologiques et écologiques décrites par le Parc naturel régional des Ballons des Vosges et les documents Natura 2000 du secteur Hohneck, consultés le 20 juin 2026. Il ne remplace pas la signalisation présente sur place, qui peut évoluer selon l’état des sentiers et les mesures de protection.

Quelles espèces trouvent refuge dans les hautes-chaumes des Vosges ?

Les hautes-chaumes ne doivent pas être observées seulement pour l’ampleur de leur panorama. Elles forment aussi un habitat pour une flore et une faune adaptées à l’altitude, aux sols acides, au vent et à une saison chaude très courte. Les espaces entre le Hohneck et le Rainkopf abritent notamment des espèces dites relictuelles glaciaires. Elles témoignent de conditions plus froides héritées des périodes glaciaires.

Une espèce relictuelle n’est pas un fossile vivant au sens strict. C’est une espèce qui a trouvé, dans certains sites restés favorables, un refuge après la remontée des températures. Les combes froides, les tourbières, les versants exposés et les zones humides peuvent conserver des conditions particulières. Ces refuges sont souvent très localisés. Une fréquentation dispersée hors des chemins peut suffire à fragiliser des plantes qui ne se réinstallent pas facilement.

L’Anémone d’Autriche et l’Airelle des marais font partie des végétaux cités dans les documents du site Natura 2000 Hohneck. Leur présence ne justifie pas une cueillette ou une recherche à tout prix. Les espèces ne sont pas toujours visibles, et le désir de photographier une fleur de près conduit parfois à sortir des sentiers dans les zones les plus vulnérables. Sur un milieu montagnard déjà soumis au vent et au froid, ce type de passage répété laisse des traces durables.

Les hêtraies subalpines constituent un autre élément marquant. À haute altitude, les hêtres prennent des silhouettes basses et parfois tortueuses sous l’effet du vent, de la neige et des contraintes climatiques. Leur lisière avec les zones ouvertes n’est pas fixe. Elle dépend de la gestion pastorale, du climat et de l’évolution naturelle de la végétation. Cette frontière mouvante raconte autant l’histoire écologique que l’histoire humaine de la montagne.

Les tourbières complètent cet ensemble. Elles accumulent lentement de la matière organique dans un milieu gorgé d’eau et pauvre en oxygène. Leur fonctionnement se mesure sur des périodes très longues, bien au-delà d’un séjour ou d’une saison touristique. Elles contribuent à la régulation locale de l’eau, mais elles restent particulièrement vulnérables au tassement. Une trace de pas dans une zone humide peut paraître anodine. Répétée par des centaines de visiteurs, elle modifie les écoulements et détruit les végétaux de surface.

Le statut Natura 2000 impose une lecture plus précise du lieu

Natura 2000 n’interdit pas toute activité humaine. Le réseau européen vise à concilier la préservation d’habitats et d’espèces avec des usages encadrés. Les documents d’objectifs organisent cette gestion à l’échelle des sites concernés. Pour les Hautes Vosges, l’approche couvre un territoire vaste, de la Tête des Faux aux Ballons Comtois, avec des déclinaisons par secteurs géographiques, dont celui du Hohneck.

Les obligations qui concernent directement les visiteurs se trouvent souvent dans des arrêtés locaux, des panneaux saisonniers ou des règles de circulation. Elles ne sont pas identiques partout. Un sentier peut rester ouvert alors qu’une zone voisine est temporairement protégée pour la reproduction d’espèces sensibles ou pour restaurer un habitat. Il faut donc suivre la signalisation du jour, pas seulement une trace GPS téléchargée plusieurs mois auparavant.

Cette vigilance vaut aussi pour les chiens. Les règles de tenue en laisse, lorsqu’elles sont imposées, répondent à une réalité concrète dans les espaces pastoraux et les secteurs de faune sensible. Un animal en liberté peut déranger un troupeau, déclencher une fuite ou perturber la reproduction d’oiseaux nichant au sol. Le chemin partagé ne dispense pas de cette contrainte.

Le paysage ouvert des crêtes paraît robuste parce qu’il est vaste. Il ne l’est pas forcément. Les habitats les plus discrets, comme les sources, les zones de mousse et les bordures de tourbières, concentrent souvent la plus grande fragilité écologique.

Comment lire le paysage du Hohneck sans confondre géologie et pastoralisme ?

Le massif du Hohneck est l’un des secteurs les plus fréquentés des Hautes-Vosges. Cette fréquentation s’explique par l’accès routier, les vues dégagées et la proximité de plusieurs itinéraires. Elle rend aussi la lecture du paysage plus difficile, car les équipements, les parkings et les traces de passage peuvent masquer les structures anciennes du relief. Pour comprendre ce site, il faut séparer ce qui vient de la formation géologique, ce qui résulte de la glaciation et ce que les sociétés rurales ont entretenu.

Les crêtes et les sommets arrondis appartiennent d’abord à la longue histoire du massif vosgien. Les cirques, les vallées en auge et certaines cuvettes sont largement liés aux glaciers du Quaternaire. Les prairies ouvertes des hautes-chaumes, elles, sont en partie le produit du climat d’altitude, mais aussi de la fauche et du pâturage. Les trois phénomènes se superposent. Ils ne s’excluent pas.

Un itinéraire qui passe d’une forêt dense à une pelouse sommitale donne un bon exemple de cette superposition. La forêt ne s’arrête pas forcément parce que l’altitude devient trop élevée pour tout arbre. Dans certains secteurs, l’ouverture a été renforcée par des pratiques agricoles. Ailleurs, l’exposition au vent, les congères et la pauvreté des sols limitent réellement le développement forestier. Le terrain oblige à éviter les explications trop simples.

La fréquentation ajoute une quatrième couche, très contemporaine. Des chemins se creusent, des bas-côtés s’élargissent et certaines zones deviennent des raccourcis informels. Ce n’est pas un phénomène naturel. Il modifie pourtant rapidement le paysage et les habitats. Les gestionnaires peuvent poser des clôtures, installer des passerelles ou dévier un sentier. Ces aménagements ne sont pas décoratifs. Ils servent à contenir l’érosion provoquée par le passage et à protéger les zones les plus fragiles.

Une méthode concrète pour observer les crêtes

Une lecture utile commence par le relief général. Depuis un point haut, repérez les croupes arrondies, les vallées élargies et les versants plus abrupts. Ensuite, observez la végétation. Une hêtraie basse et déformée traduit des conditions d’altitude difficiles. Une grande pelouse régulière peut indiquer une ancienne zone de fauche ou de pâturage. Une zone brunâtre et humide, au contraire, peut signaler une tourbière ou une source.

  1. Repérez d’abord la forme générale du sommet et la pente des versants.
  2. Cherchez ensuite les ruptures de relief qui peuvent correspondre à un cirque ou à une vallée glaciaire.
  3. Observez les limites entre forêt, lande et pelouse sans quitter le sentier.
  4. Lisez les panneaux de protection avant d’emprunter un tracé secondaire.
  5. Vérifiez la météo, les fermetures et l’état des accès le jour même.

Cette méthode reste plus fiable qu’une interprétation fondée sur une seule photographie prise par beau temps. La visibilité peut changer très vite sur les crêtes. Les nuages bas effacent les repères, et le vent rend l’arrêt prolongé inconfortable. Le relief des Vosges se découvre mieux avec une marge d’horaire, des vêtements adaptés et un itinéraire de repli identifié.

Les données tarifaires ne déterminent pas ici la compréhension de la géologie, mais les conditions de visite ont un coût pratique. La rédaction a relevé le 20 juin 2026 que l’accès aux paysages de crête par les itinéraires pédestres publics ne comporte pas de droit d’entrée général. Les frais réels concernent surtout le transport, le stationnement lorsqu’il est payant selon le site, l’équipement et, selon la saison, les services privés ouverts ou fermés. Les tarifs de restauration, de remontées ou d’activités ne peuvent pas être extrapolés d’un point à l’autre du massif et doivent être contrôlés auprès de chaque exploitant avant le départ.

Quels repères garder avant de parcourir les hautes-chaumes et les ballons ?

Un séjour dans les Vosges devient plus simple lorsqu’on sait que les paysages ouverts ne sont pas des espaces sans contraintes. Les hautes-chaumes sont exposées. L’absence d’arbres signifie moins d’abri contre le vent, le soleil, la pluie et les changements de température. Une randonnée courte sur une carte peut prendre plus de temps que prévu lorsqu’un brouillard épais réduit la visibilité ou qu’un sentier humide impose de ralentir.

Le calendrier compte également. Au printemps, certains secteurs restent détrempés ou portent encore des traces de neige selon l’altitude et l’exposition. En été, les crêtes concentrent les visiteurs, surtout les week-ends et pendant les vacances scolaires. À l’automne, le vent et la lumière rendent les reliefs très lisibles, mais les journées raccourcissent. En hiver, les accès, les itinéraires et les risques changent complètement. Les règles de circulation doivent être consultées auprès des préfectures, communes et gestionnaires avant le déplacement.

La protection du paysage passe par des gestes précis. Il ne s’agit pas d’une formule abstraite. Marcher sur le sentier évite d’élargir les zones de sol nu. Refermer une clôture maintient l’organisation du pâturage. Garder ses déchets jusqu’à un point de collecte évite de perturber les animaux et les troupeaux. Respecter une fermeture temporaire permet aux gestionnaires de restaurer une zone sans que les travaux soient défaits par le passage suivant.

Les familles avec enfants peuvent parcourir une partie des crêtes, à condition de choisir un itinéraire cohérent avec leur expérience. Les falaises, les passages pierreux et le brouillard ne se prêtent pas à une approche improvisée. Une poussette n’est pas adaptée aux sentiers de montagne, même lorsque le départ se situe près d’un parking. Un porte-bébé de randonnée change la logistique, mais ne réduit ni le vent ni les dénivelés.

Les personnes accompagnées d’un chien doivent vérifier les règles locales et anticiper la présence de troupeaux. Un chien tenu en laisse n’est pas seulement une formalité. Il réduit les risques de divagation et facilite les croisements sur les portions étroites. Les informations publiées sur le terrain priment toujours sur les habitudes prises ailleurs dans le massif.

Les sources à consulter avant le départ

La météo générale ne suffit pas à décider d’un parcours de crête. Les conditions locales, les avis de vigilance, la fermeture d’une route ou une restriction temporaire peuvent changer le programme. Pour les espaces naturels protégés, le Parc naturel régional des Ballons des Vosges, consulté le 20 juin 2026, fournit des repères sur les milieux et les règles de protection. Les consignes ponctuelles doivent ensuite être recherchées auprès des collectivités et autorités qui gèrent l’accès concerné.

Les connaissances géologiques donnent une profondeur supplémentaire à la marche. Elles n’autorisent pas à sortir des itinéraires. Les connaissances sur les hautes-chaumes permettent de comprendre pourquoi une prairie d’altitude peut être protégée au même titre qu’une tourbière ou qu’une forêt ancienne. Elles ne transforment pas non plus le site en musée immobile. Les paysages évoluent, sous l’effet du climat, de la végétation, du pâturage et des choix de gestion.

Avant de fixer un itinéraire, vérifiez par écrit l’état des accès et les éventuelles restrictions du jour. Les données consultées le 20 juin 2026 restent datées, car une route de montagne, un parking ou un sentier sensible peut être modifié sans attendre la saison suivante.

Les ballons des Vosges sont-ils d’anciens volcans ?

Non. Les ballons correspondent surtout à des sommets arrondis d’un massif très ancien, soulevé puis profondément remodelé par l’érosion et les glaciations. Certaines roches du sud du massif ont une origine volcanique, mais les ballons ne sont pas des édifices volcaniques.

Pourquoi les hautes-chaumes sont-elles sans arbres ?

Le climat rude des crêtes limite naturellement les arbres dans certains secteurs. L’ouverture a aussi été entretenue pendant des siècles par la fauche et le pâturage. Lorsque ces usages cessent, les arbustes et la forêt peuvent progresser.

Peut-on marcher librement dans les hautes-chaumes ?

Les visiteurs doivent rester sur les chemins et respecter les panneaux, clôtures et fermetures temporaires. Les tourbières, zones humides et habitats d’espèces sensibles se dégradent rapidement sous le piétinement hors sentier.

Les glaciers ont-ils vraiment existé dans les Vosges ?

Oui. Durant les périodes froides du Quaternaire, des glaciers ont occupé les secteurs élevés des Hautes-Vosges. Ils ont modelé des cirques, élargi des vallées et laissé des dépôts visibles dans plusieurs secteurs du massif.